mercredi 2 décembre 2009
Copenhague 2009
mardi 1 décembre 2009
Videowall
jeudi 15 octobre 2009
Réforme des lycées : avec quels moyens ?
Plusieurs mois après les tumultes qu’avait provoqué la réforme « Darcos », les lycéens et leurs professeurs étaient invités mardi matin à l’Elysée pour écouter le chef de l’Etat s’exprimer sur la réforme des lycées.
Outre les mesures gadget tels que les ciné-clubs dans les lycées, d’autres mesures ont été annoncées, comme la revalorisation des filières L et STI, le plan d’urgence pour les langues vivantes, l’accompagnement personnalisé des élèves dans leur orientation ou encore la promotion de la culture. Rien de très original et surtout pas de réel plan d’envergure pour les lycées français. En fait, le discours de Nicolas Sarkozy s’assimile plus à une liste de « mesurettes » qu’à une réelle réforme visant à améliorer l’enseignement et l’accompagnement des lycéens.
En outre, on se demande comment il sera possible de mettre en places ces mesures sans pour autant augmenter les moyens alloués aux lycées. En effet, depuis 2002, ce sont près de 100000 postes qui ont été supprimés dans l’éducation nationale (13500 pour la rentrée 2009). Moins de professeurs, moins d’infirmières et de médecins scolaires, moins d’assistants d’éducation et moins de conseillers d’orientation… bref, moins d’adultes présents dans les lycées, des classes surchargées, des options supprimées et des projets pédagogiques au point mort. Et on veut nous faire croire que les élèves seront mieux accompagnés et mieux encadrés ? Reprenons l’exemple de la proposition sur l’apprentissage des langues : comment Mr Sarkozy compte t-il s’y prendre pour obtenir des élèves « bilingues voir trilingues » avec des classes de 35 élèves ?
Le Mouvement des Jeunes Socialistes défend lui une véritable réforme des lycées, mais une réforme qui aille dans le sens du progrès et qui ne suive pas uniquement une logique financière. Création de pôles socio-sanitaires avec infirmières et assistantes sociales plus nombreuses, refondation de la carte scolaire pour renforcer la mixité sociale, diminution du nombre d’élèves par classe ou encore renforcement de l’apprentissage des langues dès le plus jeune âge, toutes ces proposition sont dans le contre-projet proposé par le MJS.
Une chose est sûre, c’est que nul ne peut prétendre faire progresser notre système éducatif sans y mettre les moyens. L’éducation doit être LA priorité absolue, parce qu’une société qui ne tend plus la main à sa jeunesse, et notamment en période de crise, c’est une société qui aura du mal à inventer son futur.
samedi 18 juillet 2009
Des sondages payés par l'Elysée ...
La cour des comptes remettait jeudi son rapport sur le budget de la Présidence de la République. Résultat, 15 sondages auraient été payés par l’Elysée et publiés dans la presse…
La cour des comptes a noté que « sur les 35 études diverses facturées en 2008, au moins 15 d'entre elles avaient fait l'objet de publications dans la presse. […] Pour un nombre très limité d'entre elles, la version remise à l'Elysée contenait des thèmes ne figurant pas dans la version grand public. Pour les autres études, le document remis à la présidence était identique à celui publié par les organes de presse et conduisait donc à mettre en doute l'intérêt de telles commandes ».
Un rapport accablant pour la Présidence de la République, qui avait déjà déclenché une vive polémique après le doublement du salaire du Président et l’augmentation de près de 300% du budget de l’Elysée depuis 2007.
Pour Delphine Batho, députée socialiste et porte-parole de Ségolène Royal, « Nous sommes ici au cœur d'un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias ». Elle a d’ailleurs demandé à l’Elysée la publication de la liste des 15 sondages payés par la présidence de la République et publiés par certains médias qui ont été épinglés par la Cour des Comptes.
C’est l’institut de sondage Opinion Way, dont les résultats sont publiés dans le Figaro et LCI, qui est montré du doigt par la député des Deux-Sèvres. Pour elle, « les Français doivent désormais savoir que lorsqu'ils entendent dans un média qu'un sondage a été réalisé par Opinion Way, il a peut-être été payé par Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas Ségolène Royal qui le dit, mais Philippe Séguin », premier président de la Cour des comptes.
vendredi 19 juin 2009
PS : vers des primaires à l’américaine pour 2012 ?
C’est le 18 juin dernier qu’ Arnaud Montebourg remettait son rapport sur les primaires PS pour 2012 à Martine Aubry, dans le cadre de la commission de rénovation du parti socialiste.
Il y propose d’organiser des primaires ouvertes à tous les partis de gauche, avec un système à plusieurs tours permettant la réduction progressive du nombre de candidat, ceci afin de ne garder que le meilleur.
Clairement calqué sur le modèle des primaires américaines, l'objectif est de faire émerger un candidat légitime qui serait élu par un corps électoral de gauche le plus large possible. Pour voter dans ces primaires, les citoyens devraient signer une déclaration de principes, se dire sympathisants de gauche et s'engager à voter pour le vainqueur des primaires.
Reste que le rapport n'a pas encore été adopté par le PS car il doit d’abord faire l'objet d'un débat. Par ailleurs, ce projet doit être soumis au vote des militants, vote qui pourrait avoir lieu après les régionales de 2010.
lundi 8 juin 2009
Des résultats très décevants pour la famille socialiste...
Le 7 juin dernier, les français étaient appelés à voter pour élire leurs députés européens. Les résultats sont tombés et les chiffres sont difficiles à digérer pour la famille socialiste.
Ce scrutin aura été marqué par une forte abstention au niveau européen, avec près de 60% d’abstention en France. Elle semble paradoxalement concerner en majorité les couches populaires, c'est-à-dire celles qui sont les plus touchées par la crise.
La surprise en France est venue d’Europe Ecologie qui talonne les socialistes au niveau national à environ 16%, avec même un score à 21% pour Daniel Cohn-Bendit en Ile de France. Un score qui s’est dessiné dans la toute dernière semaine de campagne, avec notamment le fameux débat contre Bayrou et la projection mondiale très médiatisée du film HOME de Yann-Arthus Bertrand, qui aura ravivé la flamme écolo de nombreux français, il faut le dire un peu perdus dans ces élections…
Pour le MoDem, les résultats sont très décevants par rapport aux sondages avec environ 8% alors que l’UMP caracole en tête avec 28%.
La famille socialiste est évidemment très déçue par ces résultats. Chacun en prend sa part de responsabilité. Nous n’avons pas assez réussi à mettre en avant notre projet commun européen qu’est le « manifesto » et nous avons payé l’anti-sarkozysme systématique du début de campagne. Nous n’avons pas non plus réussi à mobiliser les électeurs qui ont eu du mal à y voir clair dans la campagne. Les médias ont d’ailleurs une grande part de responsabilité dans ce taux d’abstention record. Cependant, il ne faut pas pour autant baisser les bras. En effet, le parti se remet tout juste d’un congrès de Reims difficile.
Les régionales vont vite arriver et les socialistes ont un excellent bilan à défendre !
samedi 30 mai 2009
Le MJS de La Roche au Meeting Grand Ouest à Rezé
Mercredi soir dernier (27 mai) s'est tenu à Rezé le Meeting Grand Ouest PS pour les élections européennes. Le MJS de Vendée est venu en nombre pour apporter son soutien aux autres jeunes socialistes ligériens pour mettre l'ambiance.
Toutes les photos du meeting son visibles dans la rubrique "album photos" ou sur le site www.changerleurope.fr
jeudi 21 mai 2009
Chômage des jeunes : le rapport alarmant de l’OCDE …
Ca y est, le rapport de l’OCDE vient de tomber. Résultat, il ne fait pas bon être jeune en France. Selon l’organisation qui regroupe les 30 pays les plus riches du monde, le taux de chômage chez les 18-24 ans en France est de 18%, soit 7 points de plus que la moyenne des autre pays développés.
L’OCDE est plutôt sévère sur les politiques publiques de l’emploi menées ces dernières années en direction de la jeunesse. Plusieurs points apparaissent comme des facteurs aggravants, sans oublier la crise qui n’arrange rien :
1ère explication : l’instabilité des politiques de l’emploi pour les jeunes : près de 80 mesures en 30, soit une sorte de mille-feuille législatif complexe et inefficace.
2ème explication : un culte du diplôme typiquement français. En effet, les exclus du système scolaire ont peu de chance de se faire une place, surtout si ils sont issus de l’immigration et/ou vivent dans des quartiers défavorisés (c’est le cas de 11% des jeunes).
Pour sortir de l’impasse, l’OCDE porte des recommandations sur 4 axes :
- La prolongation de la scolarité jusqu’à 18 ans pour ceux qui n’ont aucune formation.
- La subvention du travail des étudiants avec la création d’une allocation, c'est-à-dire la mesure que demande le MJS depuis déjà maintenant plusieurs années.
- Le développement du parrainage par les entreprises.
- L’extension du RSA aux moins de 25 ans.
Ces recommandations ont malheureusement été fraîchement accueillies par Christine Lagarde, qui considère que ces mesures seraient trop coûteuses … mais beaucoup moins coûteuses que le paquet fiscal ...
Européennes: que font les médias ?!
Nous sommes aujourd'hui à deux semaines du scrutin européen. Difficile à croire pourtant. En effet, les français ne semblent pas se passioner par ces élections, et les médias ne facilitent pas la tâche !
Mardi soir se tenait à Marseille le meeting du Parti Socialiste pour la région Sud-Est. Mais il fallait être très curieux pour le savoir, ou alors être militant PS ... En effet, ni le JT de France 2 ni celui de TF1 (c'est à dire la source d'information la plus populaire en France) n'ont relayé l'information, que ce soit au journal de 13h ou de 20h ! Peut-être un oubli ? dans tous les cas, cela fait le jeu de l'abstensionisme, et donc de la droite ... qui n'est d'ailleurs toujours pas rentrée en campagne, limitant ainsi la couverture des meetings de l'opposition par les médias pour des raisons dites d'"équité" ...
Et quand bien même les médias parlent de la campagne des socialistes, c'est pour évoquer les petites phrases sans importance sur les rivalités au sein du parti. Par exemple, France 2 a lundi soir évoqué l'interwiew de Martine Aubry dans le grand rendez-vous d'Europe 1. Mais ce n'est pas le programme ni les propositions des socialistes qui ont été relayés. Mr Delahousse s'est contenté de commenter la petite phrase d'Aubry concernant la place de Ségolène Royale au sein du parti. Très intéressant ...
Est-ce réellement ce genre d'informations que veulent les français? Même si la réponse est sûrement positive, la presse se doit d'être exemplaire dans son traitement de l'information, et notamment les chaînes de télévision publiques qui sont censées être libres et objectives. Mais le sont-elles encore ? ...
dimanche 17 mai 2009
Quel bilan pour la droite européenne ?
Les élections européennes arrivent à grand pas. Le 7 juin prochain les français devront élire leurs députés européens. Cela fait maintenant de nombreuses années que le parlement est dominé par la droite (avec notamment le PPE-DE), et votent des directives qui vont dans le sens contraire d’une Europe plus juste, plus solidaire et plus humaine.
Quelques exemples :
- La directive temps de travail : elle permet d’augmenter la durée maximale de travail hebdomadaire de 48 heures à 65 heures et aggrave donc le dumping social. Cela pousse les entreprises à délocaliser leur production dans les pays où le temps de travail est le plus haut (notamment les pays de l’Est); Par ailleurs, la qualité de vie des travailleurs de ces pays en est également altérée. Il faudrait plutôt aller vers une homogénéisation du temps de travail et du droit du travail des travailleurs européens.
- La directive Bolchenstein: Elle permet que ce soit le droit social du pays d’origine qui s’applique aux travailleurs immigrés. Par exemple, un travailleur polonais qui travail en France est payé le salaire de son pays… imaginez les conséquences qui en découlent : délocalisations, dumping social. Michel Barnier avait voté POUR, contrairement à ce qu’il dit aujourd’hui !
- Directive portuaire : n’est finalement pas passée grâce aux manifestations. Visait à autoriser les bateaux de marchandises à utiliser leurs propres matelots pour décharger à la place des dockers du port. Pavillons de complaisances, absence de protection sociale… tout comme pour la directive Bolchenstein, les conséquences auraient été désastreuses.
- Directive de la honte : Elle visait à taxer les produits importés manufacturés fabriqués par des détenus ou des enfants. Et là curieusement, la droite à voté contre et cette directive n’est pas passée…
Ces quelques exemples sont le reflet de ce que fait la droite au parlement européen depuis de nombreuses années maintenant. Au lieu d’homogénéiser le droit social et de tirer le progrès vers le haut, elle préfère mettre en concurrence les pays européens entre eux dans de nombreux domaines, avec les conséquences désastreuses que l’on connait. Par ailleurs, cela participe à l’état d’esprit anti-européen grandissant, alors que l’Europe doit être une chance pour sortir de la crise.
Le 7 juin, pour changer l’Europe, il faut voter socialiste. Cela fait maintenant près de 5 ans que tous les socialistes européens travaillent ensemble pour proposer un projet européen commun, et applicable tout de suite ! Ce projet, c’est le Manifeste du PSE. Vous pouvez le consulter en vous rendant sur www.changerleurope.fr
vendredi 24 avril 2009
Rachida Dati semble passionnée par les élections européennes …
C’est à se demander si Rachida Dati, numéro deux sur la liste UMP en Ile-de-France, porte un réel intérêt aux élections européennes du 7 juin prochain, et accessoirement à son probable futur mandat de député européen.
En effet, la polémique porte sur le meeting organisé par les « jeunes pop » mercredi soir dernier. Arrivée 1 heure en retard, la Garde des Sceaux a ensuite rejoint le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, et Michel Barnier, sa tête de liste, pour "réciter" un discours qui n'était visiblement pas sa préoccupation première.
En témoigne cet extrait audio d’Europe 1 : http://www.youtube.com/watch?v=cFfeVHPgbpA
Suite à cette triste prestation, l'entourage de Rachida Dati s'est immédiatement rapproché des journalistes présents dans la salle pour tenter de dédramatiser la situation :
« Prenez ses réponses de cette manière-là, sans dramatiser. Vraiment, remettez-vous dans cette ambiance qui était celle de jeunes UMP qui organisaient une rencontre extrêmement décontractée et amicale », a plaidé Michel Barnier.
Avant de s'engager dans cette campagne, Rachida Dati avait longuement hésité. Elle avait finalement répondu favorablement à la demande de Nicolas Sarkozy. On la critique d’être absente du ministère de la Justice ces temps-ci, mais vu cette prestation, ce n’est visiblement pas en raison de la campagne européenne… la nouvelle collection Dior vient peut-être d’arriver…
François Bayrou considère qu’ « il y avait quelque chose de troublant et de confondant dans le peu d'intérêt qui a été montré pour les questions européennes et le caractère un peu désinvolte dans la manière dont les réponses étaient faites ».
Pour le porte-parole du PS, Benoît Hamon, « Rachida Dati traite avec beaucoup de désinvolture cette campagne. Nicolas Sarkozy envoie aux européennes des gens qui n'y connaissent rien, et bien elle assume: 'je n'y connais rien, et alors !' ; au fond, il y a beaucoup d'amertume chez Rachida Dati d'avoir été écartée d'une fonction prestigieuse. Aujourd'hui c'est le coup de pied de l'âne contre celui qui l'envoie à Bruxelles ».
Rachida Dati justifie ses propos sur Europe 1: http://www.youtube.com/watch?v=MWzoP6niQWU
samedi 18 avril 2009
Nouvelles excuses de Royal pour les propos de Sarkozy sur Zapatero...
C’est cette fois-ci en réponse aux propos de Nicolas Sarkozy à propos du premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero que Mme Royal s’est excusée dans une lettre adressée à son ami socialiste espagnol.
En effet, le quotidien Libération nous révélait hier que le Président auraient tenus des propos méprisants à l’égard de plusieurs grands dirigeants politiques étrangers*, et notamment en ce qui concerne Mr Zapatero qui, selon-lui, ne serait « peut-être pas très intelligent ». Des propos qui ont choqué en Espagne, déclenchant une vive polémique.
Mme Royal a annoncé ce samedi, dans un communiqué, avoir écrit à Mr Zapatero, pour lui présenter des "excuses" pour ce qu'elle qualifie de « propos injurieux ». L'ancienne candidate PS à la présidentielle a également assuré que « ces propos n'engageaient ni la France, ni les Français ». Elle souligne par ailleurs « qu'exercer le mandat de Président de la République impose un devoir de maîtrise de son langage et de son comportement afin de ne pas porter aux intérêts de la France ».
* Le président français aurait eu la critique facile contre plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement, mercredi, lors d'un déjeuner à l'Elysée avec des députés et des sénateurs consacré au G20:
- Jose Luis Zapatero : « Il n'est peut-être pas très intelligent. Moi, j'en connais qui étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle. » (allusion à Lionel Jospin)
- Jose Manuel Barroso : « Il a été totalement absent du G20 ».
- Barack Obama : « Il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position ».
- Angela Merkel: « Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position ».
Merci Mme Royal de remettre les choses à leur juste place. Merci de faire en sorte que tous les français ne soient pas mis dans le même sac et ne soient pas systématiquement assignés aux propos d’un président à l’égo surdimensionné.
jeudi 16 avril 2009
La loi sur l'hôpital contestée au sein même de la majorité…
Egalement professeur de médecine, le député UMP de Paris Bernard Debré s’est dit ouvertement opposé à la loi Bachelot sur l’hôpital, dite loi Hôpital-Santé-Patients-Territoire. Un couac de plus au sein de la majorité …
Il pense clairement que cette loi est « une mauvaise loi ». En effet, il y a selon lui « un véritable problème » avec ce projet de la ministre de la Santé, qui instaure à l'hôpital « un patron qui n'est pas un médecin et qui a tous les pouvoirs, même les pouvoirs médicaux ». Il insiste par ailleurs sur le fait que dans un tel système, « le pouvoir qu’ont actuellement les médecins de proposer un projet médical pour l'hôpital ne leur appartiendra [plus]. Ce sera le directeur [qui l'aura] avec une vision uniquement comptable ».
En outre, cette loi prévoit le remplacement des chefs de service par « des chefs de pôle [qui seront] nommés par le directeur et révoqués par le directeur ; [ce dernier pourra ainsi] nommer les médecins et les dégommer s'ils ne lui plaisent pas ; c'est un pouvoir absolu [qui leur est donné] sans prendre en compte le bien des patients ».
Cette nouvelle réforme de la santé semble donc suivre le chemin mené par la droite depuis 7 ans maintenant. Une logique comptable où la rentabilité prime sur l’humain. Mais c’est cette fois-ci au cœur même du système public de solidarité que s’attaque aujourd’hui le gouvernement : l’hôpital public. Car rien dans cette loi –à part son titre (HSPT)– ne met le patient au cœur du projet, ce qui est un sérieux problème.
Le système de santé doit être conçu pour les malades, avec eux et surtout avec les équipes soignantes (aides-soignants, infirmiers et médecins) qui sont les mieux placés pour savoir quels sont les réels besoins à apporter au système. Curieusement, aucune concertation sérieuse n’a jusqu’ici été engagée avec les professionnels de la santé. Comme toujours avec ce gouvernement, on attend les manifestations pour engager des discussions, alors qu’un travail de concertation en amont aurait permis une réforme moins coûteuse en temps et en énergie, et surtout de meilleure qualité.
Ce projet signe le démantèlement de l’hôpital public où désormais, seule la logique comptable aura une importance. Mais Mme Bachelot, l’hôpital public n’est pas une entreprise et n’a pas comme objectif de faire des profits ou de rentrer en Bourse ! Il a comme devoir d’accueillir des enfants, des femmes et des hommes meurtris par la maladie, de les prendre en charge et de les soigner ou de les accompagner dans leur fin de vie.
Malheureusement déjà votée par les députés, cette loi doit être examinée à partir du 11 mai par les sénateurs. Des chefs de services de l'AP-HP ont lancé un Mouvement pour la Défense de l'Hôpital public (MDHP), qui appelle les médecins à faire grève le 28 avril.
Mobilisons-nous pour sauver l’hôpital public, il est encore temps d’agir !
lundi 13 avril 2009
Le député UMP Pierre Lellouche dérape sur un plateau télé ...
« Je suis peut être un agent de la CIA, mais vous, vous êtes un pauvre type Mélenchon! » C’est comme par hasard un député UMP, Pierre Lellouche, qui a tenu ces propos ce week-end sur le plateau de Ripostes sur France 5. A l’origine de ce dérapage, la prise de position de Mélenchon (parti de gauche) qui dénonçait le retour de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN. Alors que Pierre Lellouche essaye de l’empêcher de parler en multipliant les signes de mépris à son égard, le sénateur de gauche finit par s’énerver et traite alors son rival d’ « agent de la CIA ». Et comme si cela ne lui suffisait pas d’insulter les gens, Pierre Lellouche en remet une couche : « On serait au XIXème siècle, je vous convoquerais en duel, et je vous flinguerais. Et ce serait mérité. » Heureusement, nous sommes dans un pays où la liberté d’expression est encore un droit … et où il est interdit de tuer les gens s’ils ne pensent pas comme vous. Lien vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=33ltr9hnDTY Ce genre d’évènement devient malheureusement de plus en plus fréquent. Une majorité sourde, qui préfère les monologues au dialogues, les ordres à la concertation, la répression à la prévention, et qui méprise les opposants. Le député UMP Pierre Lellouche en a une nouvelle fois été la preuve vivante. Cela nous rappelle à quel point la liberté d’expression demeure fragile dans notre pays, et notamment sous ce gouvernement. Ces évènements à répétition nous confirment qu’il faut rester vigilent. Le « printemps des libertés » organisé par le PS il y a peu n’était peut-être pas aussi obsolète que certains ont voulus le faire croire …
jeudi 9 avril 2009
Hadopi ne passe pas !
C’est aujourd’hui se tenait à l’Assemblée Nationale le vote de la loi contre le téléchargement illégal, dite loi HADOPI. Résultat : vote négatif surprise avec 21 voix contre et seulement 15 pour.
Un nouveau coup dur pour la majorité qui a vu deux de ses membres voter contre le texte. Après cette défaite, Jean François Copé (président du groupe UMP) a annoncé que le projet de loi sera réinscrit au calendrier pour le 28 avril, c'est-à-dire pour la rentrée parlementaire. Quant à la ministre de la Culture, Christine Albanel, elle s'est déclarée "déterminée à se battre" pour l'adoption de ce texte qui sanctionne le téléchargement illégal.
La polémique portait dernièrement sur la nature de ces sanctions. En effet, le texte propose actuellement la coupure d’Internet après 2 courriels d’avertissements, mais tout en continuant à payer l’abonnement. Un dispositif difficile à appliquer, par exemple dans les familles où tout le monde utilise la même connexion wifi ; et une sanction qui fait double peine selon les détracteurs du texte.
Autre surprise qui n’en ai plus vraiment une, la faible présence des députés lors du vote qui n’étaient que 36 sur 577, alors que ce débat avait passionné les foules pendant plusieurs semaines. Cela relance une nouvelle fois la polémique sur la présence des députés dans l’hémicycle, et notamment sur le cumul des mandats. On se rappelle des propos de Ségolène Royale à ce sujet lors des dernières élections législatives : alors présidente de Région, elle avait très justement décidé de laisser son siège de député à Delphine Batho.
Dernières news: Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'assemblée nationale, vient de décider de renoncer à l'étude du texte sur l'inceste le 28 avril prochain pour pouvoir revoter la loi sur le téléchargement illégal ...
mercredi 8 avril 2009
Royal en boubou lui rappelle sa femme de ménage...
C’est une photo publiée dans Le Parisien qui est au cœur d’une nouvelle polémique. On y voit Ségolène Royale, lors de son voyage au Sénégal, portant un boubou bleu (tenue traditionnelle sénégalaise).
Mais c’est une vidéo publiée au Grand Journal de Canal + qui a choqué le plus. On y voit le député UMP Alain Destrem se moquer de la photo en question auprès de ses camarades. Puis quand le journaliste lui demande ce qu'il voit à travers cette photo de Ségolène Royale, il répond: "ma femme de ménage"!
http://www.youtube.com/watch?v=x0gEQe_D7Fs
Des propos une nouvelle fois scandaleux de la part d’un membre de la majorité… François Fillon a beau déclarer que les excuses de Mme Royale pour les propos de Sarkozy de 2007 sont « indignes », tout le monde voit bien de quel côté se situe l’indignité et l’irrespect dans notre pays…
Le "pardon" de Ségolène Royal ...
En déplacement au Sénégal, où elle est née, Ségolène Royale a vivement critiqué le discours controversé de Nicolas Sarkozy, prononcé lors de son voyage dans le pays en 2007. En effet, le chef de l’Etat avait alors évoqué « le drame de l'Afrique, (qui est) que l'Homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire ».
L’ex-candidate à la présidentielle a, devant environ 500 militants socialistes sénégalais, demandé « pardon » pour ces propos :
"Quelqu'un est venu ici vous dire que l'Homme africain n'est pas encore entré dans l'Histoire. Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et -je vous le dis en confidence- qui n'engagent ni la France, ni les Français"
Les réactions ne se sont pas faites attendre dans la classe politique française :
Dans la majorité, Nadine Morano (secrétaire d'Etat à la Famille) a déclaré : « Mme Royal, comme par son habitude, a un objectif, celui d'exister, elle a une recette, la polémique permanente, la démagogie systématique et surtout un antisarkozysme primaire qui ne fait pas une politique (...) et on arrive à de l'antisarkozysme souvent hystérique ». Bernard Kouchner (ministre des Affaires étrangères), a quant à lui qualifié le pardon de Mme Royale de « démagogique » tout en qualifiant de «maladroite» la phrase du discours de Sarkozy en 2007.
Le PS a su (pour une fois) faire preuve d’unité. En effet, Benoît Hamon (porte-parole du PS), a estimé mardi sur I-Télé que Ségolène Royal avait eu «raison» de demander «pardon». Martine Aubry (première secrétaire du PS), s'est elle dite «heureuse» des propos de Ségolène Royal en rappelant avoir, elle-même, tenu au Sénégal des «propos semblables en 2007» : «Elle a eu raison de tenir un discours qui recrée un lien pas seulement affectif mais humaniste entre l'Afrique et l'Europe, entre l'Afrique et la France».
dimanche 5 avril 2009
Des caisses vides ... pas pour la propagande !
Voilà plusieurs mois que le gouvernement, et notamment François Fillon, nous répète que “les caisses sont vides”.
La dette publique n’a jamais été aussi élevée en France ( 1330 milliards d’euros) et elle a bondit de 43 milliards rien qu’en 2008!
Pourtant, l’argent des contribuables continue d’être jeté par les fenêtres. En témoigne ces 1630 spots publicitaires télévisés diffusés au mois de juin 2008, et qui ont coûté près de 4,3 millions d’euros aux contribuables. Une vraie propagande gouvernementale !
Ci dessous, un exemple de ces spots publicitaires, ciblés sur quatre sujets: la défiscalisation des heures supplémentaires, les possibilités d’exonération d’impôt pour les jobs étudiants, la diminution de moitié de la caution locative et l’exonération des intérêts d’emprunt à l’achat d’une résidence principale:
http://www.youtube.com/watch?v=gWaRmSegRbQ
Comme si cela ne suffisait pas et que les caisses de l’état n’étaient pas assez vides, le gouvernement remet ça en ce moment même dans les journaux. Coût de cette nouvelle campagne de propagande: 2 millions d’euros, encore aux frais du contribuable !
samedi 4 avril 2009
Prison, dépression, pendaison ...
Un détenu s’est suicidé par pendaison mercredi à la maison d’arrêt de Lille-Sequedin, et on vient d'apprendre aujourd'hui qu'un autre s'est donné la mort jeudi à la maison d'arrêt de Poitiers.
Ce suicide serait le 39ème depuis le début de l'année, soit un chiffre en augmentation d'environ 30% par rapport à la même période en 2008. 115 détenus s'étaient suicidés en 2008, soit déjà une hausse considérable par rapport à 2007 (96) et 2006 (93).
Un groupe de travail conduit par le psychiatre Louis Albrand a étudié les moyens de prévenir les suicides en prison et rendra son rapport à la Chancellerie prochainement lors d’un déjeuner de travail avec François Seners, le directeur de cabinet de la garde des Sceaux Rachida Dati. Celle-ci, qui ne sera pas présente pour l’occasion, « fera connaître dans les jours qui suivent les suites qu’elle entend donner à ce rapport, sans avoir encore déterminé s’il sera rendu public ». De toutes évidences, elle semble d’avantage préoccupée par les élections européennes et ne sera donc plus ministre dans 2 mois…
On comprend que Mme Dati ne veuille pas forcément que ce rapport soit rendu public. La situation est tellement désastreuse : surpopulation carcérale, forte hausse des suicides… Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais rien n’a été fait depuis 7 ans pour les régler !
L’observatoire international des prisons (OIP) et les associations ont déjà plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme sur la situation. Le commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe a même déjà rendu un rapport sur lequel on aurait pu se baser pour réformer cette institution qui fait la honte de notre pays.
Ce nouveau rapport Albrand est un rapport de plus, et ne nous apprendra rien de nouveau sur la situation carcérale actuelle. Encore une fois, c’est un nuage de fumée qui cache l’inactivité gouvernementale sur ce dossier.
La prison doit être pensée, non seulement comme un lieu où une peine est subie, mais comme un lieu de réinsertion où l’objectif principal est d’éviter la récidive. Pour cela, il faut permettre au détenu de retrouver une estime de soi, de se réinsérer socialement et professionnellement. Le travail et la formation en prison devraient donc être des priorités.
Mais ce débat n’intéresse pas l’opinion, qui estime généralement que les détenus n’ont que ce qu’ils méritent. Pourtant, au-delà du problème du respect des droits de l’homme, c’est l’intérêt de la société que de réformer une institution qui fabrique des criminels et des récidivistes, et qui rend les condamnés dans un état pire qu’à leur entrée en prison.
vendredi 3 avril 2009
Nouvelles divisions au sein de l'UMP ...
C’est l’ancien ministre François Goulard qui a récemment créé de nouveau la polémique au sein de la majorité en critiquant ouvertement Nicolas Sarkozy.
On savait depuis longtemps qu’il ne portait pas particulièrement dans son cœur le président, mais cela ne s’arrange pas avec le temps. En effet, après avoir refusé de se rendre à l’Elysée, le maire de Vannes a affirmé « qu’avec le désarroi des Français, le président de la République devait parler aux Français et non aux militants de l'UMP. Il n'a pas parlé en président de la République, mais en chef de parti ». Il critique également sa « gesticulation » en ce qui concerne sa façon de gérer la politique étrangère.
Par ailleurs, il s’attaque au bouclier fiscal ainsi qu’au futur décret sur les rémunérations des patrons d’entreprises aidées par l’Etat, et n’épargne pas non plus l’UMP : « Ce n'est plus un parti dans le sens où ce n'est plus un lieu de débat. Au mieux, c'est une courroie de transmission, au pire un non être ».
Bref, il ne fait pas bon être à l’UMP ces temps-ci. Le PS est un modèle d’unité à côté de ce qui se dessine actuellement dans la majorité…









































